L’esprit Chamois

C’est vivre des vacances communautaires dans un cadre chrétien, en toute simplicité et amitié :

- Se détendre par la marche et la randonnée en été ou bien par le ski alpin (ou de fond) et la promenade en raquettes en hiver.
- Se réjouir ensemble : chants, jeux, soirées, animations.
- Partager une vie communautaire jusque dans les tâches de cuisine et de nettoyage, s’entraider fraternellement (il n’y a pas de personnel de cuisine)
- Réfléchir et échanger sur des thèmes annoncés ou choisis par le groupe.
- Prier et célébrer l’Eucharistie pour ceux qui le souhaitent.

C’est ainsi qu’il est d’usage de parler de « participants » à un séjour et non de vacanciers !

En général, un prêtre partage tous ces moments avec le groupe, animé par des bénévoles. Le rythme du chemin spirituel de chacun est respecté.

La diversité des sensibilités religieuses est une richesse qui se partage.

Ce que le Père Bruno MARY, ami des Chamois a exprimé ainsi lors de l’AG 2012 :

Qu’est-ce que l’esprit chamois ?

Une expression que nous entendons, que nous utilisons et qui souvent reste floue… Or, elle contribue à donner le sens de notre service.

Le chamois est un animal qui bondit. Les participants aux séjours arrivent souvent fatigués physiquement et moralement. Le but de nos séjours est de redonner du dynamisme, du tonus : de vivre notre foi et le mystère pascal qui en est le cœur. Le chamois est un animal qui vit en groupe (la harde) : nos séjours comportent une dimension communautaire (heure de repas ; services ; veillée et animations).
On trouve les chamois dans la Bible : ‘Il me donne l’agilité du chamois’ - Ps 17, 34 ; ‘aux chamois, les hautes montagnes’ - Ps 103, 18. (C’est un animal biblique) La question : sur quel rocher le chamois s’appuie-t-il ? Où, chez qui, trouve-t-il refuge ? C’est là qu’intervient sa liberté… Il peut estimer pouvoir s’en sortir tout seul ; il peut demander l’aide des autres ; il peut demander l’aide de Dieu. Notre association est chrétienne : nous croyons que c’est sur Dieu que le chamois peut s’appuyer pour rebondir, que c’est en lui qu’il trouve refuge. C’est pour cela que nos séjours proposent une animation spirituelle avec un laïc délégué pour cela ou un diacre, un(e) religieux(se), un prêtre.
Les séjours DRC ne sont pas des retraites (une retraite suppose un – ou des – temps d’instruction, des temps de célébration, des temps de silence, des temps personnels)… Or, la grande majorité des séjournants viennent d’abord pour se détendre et se reposer : d’autre part, un certain nombre prend des distances par rapport à la foi chrétienne et l’Eglise. Cela n’empêche pas des propositions spirituelles : mais elles doivent respecter la liberté de chacun et tenir compte de la posture de chacun par rapport à la foi chrétienne et à l’Eglise.
Cette dimension spirituelle ne se vit pas seulement dans les temps de prière, de célébration, les apports et les temps de partage. Elle habite l’ensemble du séjour. Pour cela, les responsables de séjour et l’animateur spirituel ont à susciter et à cultiver les liens entre les participants dans le respect de chacun. Ils portent le souci d’une qualité de vie commune.
De ce fait, nos propositions doivent être ouvertes. Le thème choisi par l’animateur spirituel est au service de la rencontre et du partage : il doit pouvoir s’adapter, se décliner de différentes manières. La participation à l’animation spirituelle (temps de prière et de célébration ; temps de partage ; ‘conférence’) est une proposition.
Nous avons la chance de rejoindre les gens dans leur recherche de repos et leur goût pour la nature, la montagne, la marche et les sports d’hiver. De ce fait, nous sommes appelés à témoigner que la foi chrétienne n’est pas rabat-joie ou tristounette, mais qu’elle contribue à l’épanouissement de l’homme et de tout l’homme. Comment ? Elle nous invite et nous permet de recevoir l’autre comme un frère à aimer (et dont on doit se laisser aimer). C’est ainsi que la vie commune (qui ne va pas de soi aujourd’hui alors que l’on prône la liberté personnelle notamment pour un temps de vacances), la prière et les temps de partage peuvent aider à libérer les participants sur certains points de leur vie : éviter par exemple de skier pour skier ; leur permettre de prendre du recul par rapport à leur vie…
Ne pas oublier la gratuité vécue dans les services (témoignage des responsables de séjour)
Ainsi, nos séjours peuvent être des moments d’humanisation et de mission.

P. Bruno Mary, novembre 2012


Séjours d'été

Promenades, randonnées, fleurs, animaux et fraîcheur!

Séjours d'hiver

Neige, raquettes et ski dans un cadre majestueux !